C’est le débat qu’a lancé le linguiste Marc Wilmet (ULB) dans sa leçon publique de septembre à l’Académie de Belgique.

« Silence ! a crié la maîtresse. Si vous continuez tous comme ça, nous allons faire de la grammaire. » Le Petit Nicolas, de René Goscinny. C’est aussi le titre qu’a choisi Marc Wilmet, professeur émérite de linguistique (ULB/VUB), prix Franequi et docteur honoris causa à Paris-Sorbonne, pour sa leçon publique de rentrée à l’Académie de Belgique. Aux yeux de ce linguiste, la grammaire ne devrait pas être enseignée à l’école primaire, car elle est « trop complexe pour des jeunes enfants » : « C’est vers 14 ou 15 ans que l’étude de la grammaire est la plus intéressante. Or, à ce moment-là, on enseigne plutôt la littérature », a-t-il confié sur le site d’information scientifique Dally Science. Pour comprendre son point de vue, une petite page d’histoire est nécessaire. La grammaire scolaire telle qu’on la pratique aujourd’hui a été créée au XIXème siècle. «  On l’enseigne suivant des méthodes qui relèvent du catéchisme, s’emporte Marc Wilmet. Il n’y a aucune intervention de l’intelligence. L’élève doit apprendre un jargon très complexe dont les enseignants ne connaissent pas non plus la véritable signification. »

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Un constat qui semble partagé par les experts (lire ci-dessous). Sur le terrain, les avis sont plus tranchés. Les acteurs insistent sur la nécessité d’aborder la grammaire d’une manière qui fasse sens, tout en épinglant l’importance de cette discipline en tant qu’outil pour apprendre à écrire correctement. Les nouveaux programmes et référentiels vont d’ailleurs en ce sens.

L’obstacle à une réforme de l’apprentissage de la grammaire serait finalement le poids de l’habitude : « La grammaire traditionnelle est presque une demande sociale de la part des parents. Imaginez un instant un parent devant un instituteur lui disant qu’il ne verrait pas le complément d’objet direct en classe ! », commente Benoît Watelet, formateur de profs à la haute école Louvain en Hainaut.

 

Alors, la grammaire est-elle vraiment, comme se plaît à le dire Marc Wilmet, « le dernier surgeon de la scolastique médiévale » ? Faut-il définitivement laisser les termes « auxiliaire », « déterminant », « complément circonstanciel » et compagnie au placard ? Ou n’est-ce que la dernière tendance didactique en vogue, en attendant la suivante ?

Le débat a le mérite de replacer l’intérêt de l’élève au cœur du processus.

 

L’expert «On en fait trop, trop tôt » le terrain «La porte ouverte à une série de travers »

Benoît Wautelet est maître-assistant en langue française à la Haute Ecole Louvain en Hainaut (Helha) de Braine-le-Comte.

Partagez-vous le constat de Marc Wilmet ?

Tout à fait ! On fait trop de grammaire, et trop tôt. Les instituteurs vont même plus loin que ce qu’il y a dans les programmes, c’est dire. Pour ne donner qu’un exemple, en 5ème et 6ème primaires, les élèves étudient souvent toutes les classes de déterminants. Alors que même le programme dit que cela ne sert à rien de les étiqueter.

Est-il possible d’apprendre la grammaire sans utiliser aucune terminologie ?

Il y a moyen d’utiliser beaucoup moins de terminologie qu’actuellement. Pensez au participe passé. Au lieu de retenir une litanie de règles, on peut se dire : « Voilà, j’ai écrit le participe passé, maintenant je regarde si on a déjà mis dans la phrase ce dont on parle. Si c’est le cas, j’accorde, si pas, je n’accorde pas. » Cet exemple permet d’éviter de parler d’auxiliaire être ou avoir ou de complément direct… Cette illustration est éloquente, dans la mesure où, au début de mes cours avec de futurs instituteurs, aucun n’arrive à citer toutes les règles d’accord du participe passé sans se tromper.

 

C’est interpellant…

Effectivement, même les enseignants sont perdus par rapport à la terminologie ! Alors imaginez les élèves… En première primaire certains instituteurs utilisent déjà le mot « déterminant ». C’est un mot qu’on n’utilise jamais ailleurs ! Il s’agit de terminologie abstraite que les enfants ânonnent de manière déclarative, sans comprendre.

Que faire, alors ?

Il faut complètement revoir la manière dont on aborde la grammaire et mieux étalonner la matière. Par exemple, attendre que le pluriel régulier soir totalement automatisé avant de voir les exceptions comme les pluriels en X. L’essentiel se situe au niveau de la formation initiale : c’est le moment de faire réfléchir les futurs instituteurs sur l’intérêt de certaines notions techniques. Pensez aux conjonctions de subordinations : c’est une notion très peu abordable par les élèves, pourtant, sur le terrain, on insiste énormément là-dessus parce que c’est noté dans les programmes… On est vraiment dans de la grammaire de bon-papa.

 

On pourrait travailler sur les programmes ?

Il faudrait être plus rigoureux et scientifique dans les référentiels. C’est tout de même interpellant de se dire que les programmes ne sont pas en phase avec les recherches scientifiques ! Les programmes pourraient aussi remettre explicitement le sens et la compréhension au cœur de l’apprentissage de la grammaire et de l’orthographe. Si les élèves apprennent des règles toutes faites sans les comprendre, ce n’est pas très performant.

 

Se passer de la grammaire pour rendre aux élèves le plaisir de manier la langue française… Sur papier, la formule est séduisante, mais dans les faits, est-ce vraiment possible de faire l’impasse sur cet apprentissage plus que centenaire ?

Pédagogies en vogue, méfiance

Les propos de Marc Wilmet surprennent Bernard Van Coppenolle, directeur de l’Institut de la Providence de Champion (section primaire). « Je ne conçois pas qu’un apprentissage soit ainsi supprimé. Si on retire un morceau du puzzle, cela devient déstructuré ! La grammaire fait partie de l’apprentissage global de la langue française. Elle est nécessaire pour les compétences de savoir-écrire et savoir-parler… La suppression de cette discipline, c’est la porte ouverte à une série de travers orthographiques. Veut-on se retrouver avec des élèves écrivant sans respecter les accords fondamentaux ? ».

Et d’évoquer un effet de balancier au niveau des pédagogies « en vogue » : « ça a été pareil avec la lecture, à un moment, tout le monde s’est précipité sur la lecture globale, si bien qu’on ne voyait plus les lettres ni les sons. On a fini par revenir à une méthode mixte ! »

Et quid de la grammaire des langues étrangères ? Selon ce directeur, cela devient compliqué de se lancer dans cette étude sans avoir observé le processus pour sa propre langue…

Bernard Van Coppenolle estime aussi que l’enfant a besoin d’outils pour ne pas « se perdre ». Il reconnaît tout de même que la terminologie pourrait être simplifiée et, surtout, rendue plus cohérente tout au long du cursus. « Il n’est pas rare qu’un enseignant parle de petit compagnon du nom avant de passer au déterminant. Restons cohérents ! »

Appeler un chat un chat

Parlant de terminologie, Olivier Mottint, instituteur en 4ème primaire à l’Institut Saint-Joseph de Charleroi, plaide pour qu’on appelle un chat, un chat, et donc un auxiliaire, un auxiliaire. Il n’est qu’à moitié d’accord avec la thèse du linguiste de l’ULB : « Si Marc Wilmet fait allusion à la grammaire centrée sur la phrase, qui se décline sous forme d’étiquetage, je suis d’accord qu’on en fait trop. Par contre, on fait trop peu de grammaire textuelle. Mais à mon niveau, j’essaie de tout mettre en œuvre pour éviter la grammaire de laboratoire. Le plus possible, les règles sont appliquées directement dans l’écrit ! » L’enseignant partage le point de vue du directeur de l’école de Champion : la grammaire a son intérêt en tant qu’outil pour apprendre à mieux écrire. Nicolas Demande, le directeur de l’école où enseigne Olivier Mottint, a aussi son mot à dire sur le sujet. « Faire de la grammaire pour dire de faire de la grammaire, je suis d’accord, cela ne sert pas à grand-chose. Quand on travaille de cette manière là, on se retrouve avec des enfants qui connaissent très bien leurs règles mais qui ne les appliquent pas au moment de l’écriture. Dans ce contexte-là, j’approuve à 100% ! Mais il faut aussi souligner que, sur le terrain, cela se voit de moins en moins ! A l’heure actuelle, on travaille à l’intérieur d’activités langagières. »

En clair : lorsque les enfants doivent écrire ou lire un texte, il peut s’avérer pertinent de leur proposer des activités courtes de structuration dans ce cadre, soit des petits « encadrés » théoriques à appliquer directement dans le contexte. A l’instar de ses confrères, Nicolas Demande ne pense pas non plus que des mots comme « complément d’objet direct » ou comme « auxiliaire » sont trop compliqués pour des enfants de primaire.

Décidément, les propos de Marc Wilmet échauffent les esprits….

« Mais ce linguiste a raison de taper sur le clou !, remarque l’instituteur. Ce débat mérite d’être posé. La pratique de la grammaire telle qu’il la définit existe encore. »

L’historique à la rescousse

Le formateur Benoît Wautelet estime qu’il est possible de donner sens à la grammaire en expliquant l’historique de certaines règles (lire l’encadré ci-contre pour découvrir deux exemples qui pourraient surprendre les plus grands amoureux de la langue française). Pour le directeur de l’Institut Saint-Joseph, on peut le faire « de façon ciblé », en 5ème ou en 6ème primaire. Un avis qui n’est pas partagé par Bernard Van Coppenolle, de l’école de Champion : à ses yeux, en primaire, les élèves sont trop jeunes pour se lancer dans la linguistique historique.

Selon lui, une autre manière pertinente de faire sens est de toujours partir des textes. Encore faut-il avoir bonnes sources : de l’avis de plusieurs acteurs du terrain, il n’est pas forcément facile de dénicher de bons livres de grammaire et des textes d’auteurs de qualité.

 

 

 

 

 

  

Donner du sens

Une manière de rendre la grammaire plus attractive est d’expliquer l’historique des règles. Deux exemples.

Pourquoi certains noms s’écrivent en « x » au pluriel ? Pour comprendre, il faut remonter au temps des moines copistes. En latin, beaucoup de mots se terminaient par « us ». Pour gagner du temps, les scribes utilisaient une abréviation qui ressemblait à une petite croix : « x ». Dans certains textes, on a retrouvé des formes comme « chevax ». On a remis le « u » pour correspondre à la prononciation.

Pourquoi le participe passé s’accorde avec être et pas avec avoir ? Les moines copistes écrivaient tous les mots en les collant les uns aux autres, sans espace, pour gagner de la place. Ainsi quand « ce dont on parle » était devant dans la phrase, les moines pouvaient accorder. Quand le complément arrivait plus tard dans la phrase, c’était trop tard, ils ne savaient plus aller changer la terminaison du participe passé dans le texte.

   Anne-Charlotte Bersipont
 Source : Lesoir  
   
   
 

Introduction

 

Le jeu d’échecs bientôt enseigné à l’école ?

≪ Considérant que le jeu d’échecs est un sport accessible aux enfants de toutes les catégories sociales et que ce jeu contribue non seulement au développement intellectuel des enfants, à la lutte contre l’échec scolaire et à l’amélioration des résultats en mathématiques, en français, en science et en langue mais aussi à la cohésion sociale et a la réalisation d’objectifs de politique générale, tels que l’intégration sociale, la lutte contre la discrimination, la réduction du taux de criminalité et même la lutte contre différentes formes d’addiction…

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echec3 L’utilisation du jeu d’échecs dans les écoles serait tout bonus pour nos élèves

Considérant que, indépendamment de l’âge de l’enfant, il peut améliorer sa concentration, sa patience et sa persévérance ; qu’il développe son sens de la créativité, de l’intuition, sa mémoire, sa capacité d’analyse et ses compétences décisionnelles ; que le jeu d’échecs permet également d’apprendre la détermination, la motivation et l’esprit sportif », le Parlement européen plaide pour son introduction dans le cursus scolaire des écoles. Une déclaration écrite qui va dans ce sens a été adoptée le 15 mars 2012 et a été soutenue par plus de 400 députés de toute tendance politique. Toutes les études sur le sujet aboutissent à la même conclusion : le jeu d’échecs est un formidable outil… pour lutter contre l’échec scolaire! Comment cela? On sait que nos jeunes ont bien souvent des problèmes de concentration… et que rester assis à une table pendant des heures exige un véritable effort. Le fameux plateau à damier leur permet de développer cette rigueur tout en apprenant la patience et le goût de l’effort. Ce n’est pas tout! L’intérêt du jeu d’échecs est aussi de stimuler, chez les jeunes, le sens de la réflexion et de la stratégie. Tout bonus pour l’apprentissage des mathématiques mais également des autres matières scolaires telles que le français, les sciences et les langues. Que ce soit chez les plus petits ou les plus grands, la discipline leur enseigne le respect des règles, la maitrise de soi et améliore leur mémorisation et leur logique… Toutes ces compétences sont des facteurs de réussite.

 

Pourquoi jouer aux échecs à l’école?

Un peu d’histoire…

Les fonctions pédagogique, éducative et formative du jeu d’échecs sont anciennes. La société médiévale utilisait déjà le jeu comme outil de formation. Au cours de l’histoire des siècles suivants, le jeu d’échecs est cependant devenu ce qu’il est aujourd’hui, à savoir, avant tout, un sport de compétition, avec l’organisation de tournois individuels, inter équipes et inter nations. Les arguments pédagogiques restent cependant les mêmes et la diffusion du jeu d’échecs en milieu scolaire doit redevenir un objectif à atteindre pour toutes les qualités qu’il contient et que nous allons expliciter ci-dessous. Personne ne mettra en doute que le jeu d’échecs soit un jeu qui dépasse le caractère ludique, tant il réclame des capacités intellectuelles, morales et même physiques, que ce soit chez l’adulte, l’enfant ou l’adolescent. Un préjuge tenace considérerait le jeu comme un ensemble de recettes qui relèverait de la simple mémorisation, du calcul de quelques combinaisons (un ensemble de coups plus ou moins forces) et, des lors, d’un automatisme relativement primaire. De telles considérations sont infantiles quand on sait que des le dixième coup d’une partie le nombre de variantes possibles est de 1030. L’univers échiquéen dépasse en réalité l’entendement humain puisqu’on considère le nombre de configurations possibles à 1070.. Ce n’est plus donc la simple mémoire qui est en jeu mais tout l’éventail des processus de pensée et de l’intelligence, aussi bien logique que créatrice.

Les bases de la valeur formative et éducative du jeu d’échecs.

Le jeu d’échecs, de par ses règles, est extrêmement structure et participe des lors a la structuration de l’esprit. A l’intérieur de cette structure, et dans le respect des règles, une série de problèmes se posent au joueur. Il devra les résoudre selon certains modes de pensée. Le but du jeu est bien sur de gagner la partie alors qu’au départ il est confronte a une position rigoureusement égale. Un résultat de nullité serait donc le plus normal. Pour tenter de rompre cet équilibre, le joueur va mettre en œuvre trois types de fonctions mentales :

des fonctions de mémorisation sur des connaissances théoriques (des variantes d’ouverture et des modèles techniques) ;

des fonctions d’élaboration portant sur des jugements psychologiques, des jugements positionnels et des calculs de variantes ;

des fonctions de décision, décisions à prendre a travers tout ce qui a été élabore au cours de la réflexion ;

La rencontre entre deux joueurs permet aussi une interaction avec la logique et l’intelligence de l’autre. En effet, un joueur ne raisonne pas indépendamment de l’autre, mais en fonction des réponses de l’autre a ses propres coups, un joueur devra faire preuve d’élaboration nouvelle constante et d’imagination créatrice.

Les aspects de la valeur formatrice et éducative du jeu d’échecs.

Sur le plan intellectuel, l’exercice du jeu d’échecs réclame et développe plusieurs qualités élémentaires :

  • L’attention. Le joueur perçoit l’échiquier à la fois analytiquement et globalement. Il doit faire attention a une foule de détails mais aussi ne jamais perdre de vue la globalité de l’échiquier. Dans cette dernière perception, il doit rester sensible au contenu dynamique de la position des pièces sur l’échiquier.
  • La mémoire. Il y a d’une part un travail de mémorisation antérieure a la partie, via le travail d’étude des ouvertures, de la stratégie a adopté dans telle ou telle position et via les motifs tactiques. Mais, durant la partie, un autre travail de mémorisation se fait, à plus court terme. En effet, la mémoire doit aussi prendre le relais de l’attention. Le joueur doit retenir les thèmes de la partie qu’il joue, les calculs qu’il a faits, les dangers et les ressources de sa position afin de ne pas recommencer ce travail constamment.
  • L’activité élaboratrice. L’attention et la mémoire ne suffisent pas, on l’a vu, a cause des milliards de possibilités. A partir d’un certain stade de la partie, le joueur va utiliser et développer sa faculté d’imagination, d’idéation et de création. Le joueur, au cours de sa partie, va aussi mettre en branle un processus méthodologique de la pense. Il ne peut en effet se passer de méthode d’organisation de la pensée. Il doit :
  • Analyser et investiguer la position pour énoncer le problème qui se pose a lui.
  • Calculer les variantes qu’il a imaginées ou se les rappeler s’il a déjà vu cette position précédemment.
  • Élaborer une conception générale de la position afin d’élaborer une stratégie pour la suite de la partie.
  • Poser un regard objectif sur la position et confronter le développement de celle-ci avec son jugement antérieur.
  • Trier les idées qui lui viennent afin de ne pas s’y emberlificoter.
  • Prendre des décisions, régulièrement.

Un troisième angle concerne le souci esthétique. S’il existe beaucoup de métaphores guerrières sur le jeu d’échecs, on parle aussi souvent de l’art échiquéen. Quand le joueur acquiert une meilleure connaissance du jeu, l’enchainement harmonieux des thèmes stratégiques et tactiques suscite un réel sens du beau, de telle sorte que beaucoup de joueurs non seulement luttent pour la victoire mais en même temps recherchent des combinaisons esthétiques pour arriver à ce but.

Mais le jeu d’échecs ne recèle pas que des qualités intellectuelles. Il renforce aussi le caractère. Le jeu contribue au développement de :

  •  La volonté de vaincre
  •  La sérénité et la distanciation : un joueur ne doit pas se laisser emporter par la volonté de vaincre, il doit garder au-delà de ce souhait final une certaine clarté, une objectivité.
  •  La concentration : elle est indispensable pour rassembler ses capacités intellectuelles et ne pas se laisser distraire.
  •  Le contrôle de soi : ne pas paniquer si l’adversaire exécute une manœuvre qu’on n’avait pas prévue; gérer son temps de réflexion, également.
  •  L’esprit de décision : on l’a déjà signale mais cela vaut la peine de la répéter ici car c’est une qualité fondamentale du joueur d’échecs : il est sans cesse amène à prendre une décision et rares sont les possibilités ou, regrettant la décision prise, il puisse revenir en arrière. Le jeu d’échecs place tout le monde à égalité, l’échiquier et les forces en présence étant rigoureusement les mêmes pour tous. Le jeu a donc également une fonction sociale importante car il ne tient pas compte des origines de chacun. A cet égard, on parle souvent de la langue universelle des Échecs. Et la devise de la Fédération Internationale Des Échecs est ≪ gens Una sumos ≫, ≪ nous sommes un seul Peuple ≫.
echec4 echec5 En guise de conclusion

« Les échecs sont utiles à l’exercice de la faculté de penser et à celle de l’imagination. Car nous devons posséder une méthode élaborée pour atteindre des buts partout où nous devons conduire notre raison. » Leibnitz

Influer sur le comportement de l’élève.

Il est aise de déduire que le jeu d’échecs contribue au développement des aptitudes de l’enfant face à une tache scolaire. Celle-ci lui paraitra des lors plus accessible. Sa motivation et ses résultats en seront les premiers bénéficiaires.

Contribuer à certains apprentissages scolaires.

Le jeu d’échecs peut être un support dans plusieurs cours, tantôt direct comme en géométrie ou en vocabulaire, tantôt indirect comme dans le développement du langage, les mathématiques ou l’histoire.

Aider à la dynamique de l’établissement.

Le jeu d’échecs est un outil supplémentaire à la disposition du projet de l’école. Il appuie ses rôles éducatifs. Verse tantôt dans l’art tantôt dans le sport, tantôt dans les sciences, le noble jeu, le roi des jeux et le jeu des rois renforcera la qualité du projet pédagogique de l’établissement. Il pourra aussi soutenir les projets extrascolaires de l’école durant les garderies et les recréations mais aussi lors des fancy-fairs, marches de Noël, activités inter écoles ou autres événements.

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Document réalisé en collaboration entre :
La commune d’Estinnes :
Bourgmestre, Madame Aurore TOURNEUR
Agent traitant : Monsieur Frédéric BIELIK
Chaussée Brunehault, 232 – 7120 Estinnes
frederic.bielik@estinnes.be – 0496 234 642
La Fédération Échiquéenne Francophone de Belgique :
Président : Monsieur Raymond VAN MELSEN
Administratrice : Madame Aurore GILLET
Administrateur : Monsieur Frédéric BELVA
Rue de Lodelinsart, 53 – 6040 Jumet
aurore.gillet@gmail.com – 0477 574 702
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Des parents s’inquiètent du bon déroulement des travaux scolaires à domicile, d’autant que ceux-ci tendraient à prendre du poids, jusqu’à l’excès. Il faut relancer le débat sur le statut du devoir, estiment certains.

 

 

Dois-je le mettre devant son cahier dés son retour à la maison ? Comment dois-je réagir si je ne comprends pas bien les travaux qui lui sont demandés par l’instituteur ? Est-ce normal qu’il passe des heures entières à faire ses devoirs ? Ces questions de parents angoissés ne manqueront pas de ressurgir à l’heure de cette rentrée scolaire. Après tout, quels pères et mères ne stressent même pas, même un chouïa, à l’idée que la scolarité de son enfant, qui se prolonge à la maison, se déroule mal ?

« Nous sommes régulièrement interpellés par des mamans et des papas à propos des devoirs, explique Bernard Hubien, secrétaire général de l’Union des fédérations d’associations de parents de l’enseignement catholique (Ufapec). En même temps, nous constatons que le travail à domicile n’a pas de statut et que les enseignants souffrent d’un gros déficit de formation pour les donner correctement. »

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Le sens premier du devoir à domicile, c’est de s’assurer que l’élève comprend ce que le professeur lui a enseigné à l’école, rappelle le représentant des parents.

« Or, nous constatons une dérive, embraye Michelle Christophe, thérapeute familiale et coordinatrice de l’Association Françoise Dolto. Des enseignants se servent des devoirs pour donner la matière qu’ils n’ont pas eu le temps de donner en classe. Cela débouche sur des travaux qui prennent trop d’ampleur. Et cela met un poids sur les épaules des parents, alors que ce n’est pas leur rôle de se substituer à l’école. Après tout, ce sont les professeurs qui doivent apprendre aux enfants comment s’y prendre avec leurs devoirs. »

Décret bafoué

Dans certains cas, les travaux à domicile tournent à la déraison, alors qu’un décret francophone de 2011 fixe le temps que peut durer un devoir dans l’enseignement fondamental. « Ce décret est un leurre », dénonce Michelle Christophe, dont Bernard Hubien partage le point de vue : « Il arrive de plus en plus fréquemment que les enfants aient à réaliser des travaux sur ordinateur et que des exposés de 6ème primaire mangent toute une partie du week-end familial. » Et dans le secondaire, même du premier degré, on assisterait à de véritables séances de marathon.

Ces tâches en viennent parfois à empiéter sur les activités extrascolaires des enfants, comme le jeu, les activités artistiques ou le sport, pourtant indispensables au développement physique, social et émotionnel. « Nous constatons même que, dans le secondaire, des ados abandonnent leurs activités en dehors de l’école car ils ont trop de devoirs, glisse Bernard Hubien pour qui le débat sur les rythmes scolaires doit être relancé. Nous espérons que le nouveau gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, préoccupé par l’excellence scolaire, mènera une réflexion sur le travail à domicile et son statut. »

Bonne rentrée quand même.

Julien Bosseler

 LE SOIR – 30.08.14DEVOIR
 

Dix conseils pour soutenir votre enfant à domicile

 

1 Laissez-le décompresser. Lorsque vous rentrez à la maison, vous vous accordez une pause, en lisant le journal, par exemple. « Il doit en aller de même avec l’enfant, qui a besoin de digérer toutes les informations qu’il a reçues à l’école, estime Michelle Christophe de l’Association Françoise Dolto. Pour souffler, rien de tel qu’une collation saine suivie d’une récréation pour se défouler et décompresser. »  Il n’en sera que mieux disposé pour attaquer ses devoirs.

2 Ne vous substituez pas à lui. La meilleure façon d’aider votre enfant à accomplir ses devoirs, c’est de renoncer à les faire à sa place. Ne lui donnez pas les bonnes réponses. Ne corrigez pas ses fautes. « Se substituer à son enfant, c’est aller à l’encontre du sens du devoir : servir de reflet de l’apprentissage, considère Bernard Hubien de l’Ufapec. Vous risquez d’empêcher le professeur de savoir si votre enfant a vraiment compris la matière. »

3 Lâchez prise. Vous culpabilisez et vous stressez car vous ne parvenez pas à suivre ses devoirs, faute de temps ou de connaissances des matières ? « Lâchez prise et ne vous focalisez pas sur les résultats scolaires, sauf en cas de problèmes, conseille Michelle Christophe. Vous ne pouvez pas faire le bonheur de votre enfant à sa place, ni l’école à la place des professeurs. »

4 Ne le forcez pas. Il n’a pas fini ses devoirs alors que l’heure du repas a sonné ? « Ne le contrainez pas à les terminer, recommande Bernard Hubien. Si les travaux à domicile prennent trop de temps, c’est qu’ils sont inappropriés. »

5 Encouragez-le. Il ne s’agit pas non plus de snober les devoirs de l’enfant. « Prêtez-lui la plus grande attention lorsqu’il vous parle de ses travaux et de ses acquis, insiste Michelle Christophe. Et encouragez-les à travailler positivement, pour apprendre et développer son intelligence. »

6 Fixez-lui un cadre. Il s’agit par ailleurs de s’assurer que l’enfant effectue bien ses devoirs et n’est pas en train de rêvasser devant ses cahiers. Il doit comprendre qu’il y a un temps pour le travail à domicile et un autre pour se délasser.

7 Aménagez-lui un espace. « Il est indispensable que l’enfant dispose d’un endroit calme pour se concentrer et pour s’approprier les savoirs qu’il a reçus en classe », souligne Bernard Hubien.

8 Respectez son intimité. « Si les parents se montrent trop intrusifs dans le lieu d’étude de l’enfant, ils risquent de le décourager », prévient Michelle Christophe.

9 Observez son comportement.  Votre enfant traîne la patte, dort beaucoup, mange peu ? C’est peut-être le signe d’un burn-out scolaire. Celui-ci trouve potentiellement son origine dans des devoirs trop lourds.

10 Parlez avec son prof. Si vous estimez que les devoirs de votre enfant prennent trop de temps et de place, au détriment des autres facettes de sa vie, n’hésitez pas à entamer un dialogue constructif avec son professeur.

J.Bo.

Source : LeSoir Lundi 1er septembre 2014

L’Ecole Intégrée et l’école Singelijn couronnées par Plan Belgique

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Ce samedi 17 mai, l’école primaire Singelijn et l’Ecole Intégrée pour enfants à déficience auditive se sont vues décerner le label « Ecole des droits de l’enfant » par Plan Belgique et par le Délégué général aux droits de l’enfant. Une première pour des écoles francophones de Bruxelles, et première pour un établissement l’enseignement spécialisé en Belgique.

Lancée par Plan Belgique en 2010, l’initiative de labellisation « Ecole des droits de l’enfant » encourage les écoles à intégrer et promouvoir ces droits dans les cours et dans la gestion quotidienne des établissements primaires : sensibilisation des élèves aux droits de l’enfant en classe, mise sur pied d’activités ludiques sur le thème, valorisation des droits de l’enfant dans la politique scolaire…

Deux ans de travail pour les droits de l’enfant

Organisée dans une ambiance des plus festive, la remise de ce label à l’école Singelijn et l’Ecole Intégrée récompense deux ans de travail mené main dans la main par les élèves, les professeurs et les directions de ces deux établissements de Woluwé-Saint-Lambert partageant la même cour de récréation.

Parmi les activités mises en place par ces deux écoles depuis 2012 figurent notamment la création de films d’animation sur les droits de l’enfant, la publication d’un livre sur le sujet, l’écriture d’une pièce de théâtre ou encore la création de panneaux permettant d’améliorer le dialogue entre enfants sourds et entendants des deux écoles.

La cérémonie de samedi a permis de présenter les projets menés au cours des deux années et d’assister à la toute première représentation de la pièce de théâtre « Les enfants de la cour » écrite par les élèves. 

Avec ce label en poche, l’Ecole Intégrée et l’école Singelijn rejoignent 4 autres établissements primaires ayant décroché ce label en Belgique. L’école Intégrée et l’école Singelijn sont les premières écoles francophones de Bruxelles à pouvoir arborer la plaquette officielle « Ecole des droits de l’enfant » sur leur façade !

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Source : www.planbelgique.be

Photos: Kevin Van Looy

Deux écoles labellisées droits de l’enfant

 

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Alors que, selon l’Unicef, 84% des Belges veulent que les enfants soient au cœur des priorités politiques, deux écoles bruxelloises viennent de recevoir le label « École des droits de l’enfant ». À quand les prochaines ?

 

Créé en 2010 à l’initiative de l’ONG Plan Belgique et soutenu par le Délégué général aux droits de l’enfant, ce label est attribué à la suite de toute une dynamique menée pendant deux ans dans les écoles concernées. « Il ne s’agit donc pas d’un concours. Nous n’allons pas faire une inspection », insiste le conseiller auprès du Délégué général, Stephan Durviaux. « Les écoles primaires sont invitées à se lancer dans un processus auquel nous apportons notre soutien ».

Pour une culture des droits de l’enfant

« Ce label concerne toutes les écoles primaires. L’un des objectifs est d’instaurer une culture des droits de l’enfant au sein des classes grâce à une information et une sensibilisation. Le projet s’inspire notamment du concept ‘Villes amies des enfants’, que porte l’Unicef. » Toutes les écoles ? Effectivement, deux écoles francophones viennent d’être labellisées, dont la première de l’enseignement spécialisé : l’École Intégrée pour enfants à déficience auditive à Woluwé-Saint-Lambert qui, comme sa voisine immédiate avec laquelle elle partage la même cour de récréation (!), Singelijn, arbore désormais fièrement la plaquette officielle : « École des droits de l’enfant ». Quatre établissements scolaires ont reçu précédemment ce label, dont l’École Raymond Devos à Tournai.

Depuis 2012, élèves, enseignants et directions de l’École Intégrée pour enfants à déficience auditive et de Singelijn ont multiplié les activités, souvent en commun, autour de ces droits de l’enfant dont on fête cette année les 25 ans de la Convention internationale : publication d’un livre, création de panneaux favorisant le dialogue entre enfants sourds et entendants, réalisation de six films d’animation et, cerise sur le gâteau, écriture et représentation d’une pièce de théâtre : Les enfants de la cour, jouée lors de la remise du label.

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Choisir une « École des droits de l’enfant » ?

Au-delà de l’information, de la sensibilisation, de la mise sur pied d’activités ludiques, le projet veut aller plus loin : « Le label vise également à encourager des adaptations structurelles au sein des écoles, tient à préciser Stephan Durviaux, à amener des changements, plus particulièrement en matière de participation au sein des établissements, afin que chaque école devienne elle-même respectueuse des droits de l’enfant ». C’est ainsi que les promoteurs encouragent les écoles primaires à intégrer et promouvoir les droits au sein même des cours, mais également dans leur gestion quotidienne et dans le projet pédagogique de leur établissement. Une fois le label obtenu, la dynamique doit se poursuivre…

Peut-on dès lors imaginer des parents qui choisiraient d’inscrire leur rejeton dans des écoles labellisées droits de l’enfant pour cette raison ? « Ce n’est pas l’objectif, répond d’emblée Stephan Durviaux, car l’idée n’est pas d’établir un classement. Par ailleurs, de nombreuses écoles ont ce souci de la culture et de pratiques liées aux droits de l’enfant sans nécessairement avoir ce label, encore peu développé à l’heure actuelle. On dépend en effet de la disponibilité des partenaires, comme Plan Belgique, mais aussi l’asbl Geomoun, qui coachent les écoles durant la dynamique mise en place. »

Michel Torrekens

Source : www.laligue.be

Photos: Kevin Van Looy

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